voyage

Humble nomade

"À chacun son chemin et sa demeure. Ni conseil ni tutelle...

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Parler à soi-même

"Je suis seul et je me parle à moi-même, à haute voix. Je fais les questions et les réponses, comme ceci :

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Poser sa pierre

"Être homme, c'est précisément être responsable. C'est connaître la honte en face d'une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C'est être fier d'une victoire que les camarades ont remportée. C'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde."

Antoine de Saint-Exupéry,
 Terre des hommes
 

Le pilote de bus

C'était une destination banale, un lieu où les gens vont et viennent, un piquet sur le bas-côté de la route, une parenthèse dans un cheminement aléatoire. Tant bien que mal, le pilote de bus tentait de se convaincre que l'aéroport était un endroit comme les autres. Il n'y était pas vraiment parvenu. En son for intérieur, il ne pouvait s'empêcher de se dire que cet amas de hangars si bien rangés avait tout de même quelque chose de particulier. À commencer par le fait qu'il n'avait jamais vu un seul avion décoller de ces édifices en tôle brune bien qu'on lui assura souvent le contraire. On lui racontait aussi toute sorte d'histoire autour de ce lieu : zone militaire secrète, lieu de rendez-vous du complot mondial, aire d'autoroute pour extraterrestres en partance vers Cassiopée... À force d'en entendre, le pilote de bus n'y prêtait plus attention. Il ne connaissait de cette infrastructure que le dépose-minute, facilement repérable avec ses petits liserés jaunes sur le bitume. Cela lui suffisait. Au fil des années, il avait fini par admettre que c'était là l'essentiel de son existence. Amener son autocar depuis les lisérés jaunes peints sur un coin de la place du centre-ville aux mêmes liserés ocres, peints quant-à eux devant la porte coulissante du hall de la salle d'enregistrement. Il n'y avait pas d'autre question à se poser.

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Sur le pont de la jetée

Ca m'a fait l'effet d'un album photo.

Porto,
Ô Porto !

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Après la moisson

Tu m’avais promis
Qu’on se retrouverait
Au sommet de la dune,

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Nos étranges contrées

Les ibis se posaient
Sur la cime des cyprès,
Et le Terral aussi chaud
Que le désert
Ecrasait l'atmosphère
Comme les nuages ensevelissent l'horizon.

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Quel jour était-ce ?

Je ne m'en souviens pas.

C'est horrible à dire, tu sais, mais je ne m'en souviens pas !

Les jours de grand départ, pourtant, on les retient.

On les attend...

Parfois même plus qu'un enfant.

On note au feutre rouge une date quelconque dans l'agenda,

Et cette date qui au départ ne signifiait rien,

Ce jour-là,

Ce jour qui aurait dû ressembler à tant d'autres,

Ce jour qui aurait pu être le reflet de la veille dans le miroir du temps,

Il trouve d'un seul coup un sens dans le terreau de nos vies,

Une raison d'exister, un brin d'herbe pour repousser la nuit.

Juste parce que la pointe d'un feutre rouge l'a teint d'écarlate.

C'est puissant ce qu'un petit feutre rouge peut décider...

Et voilà, je ne sais plus,

Je sais plus.

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Portraits de France en gris d'asphalte - épisode 10

Tout roule... enfin presque.

 

Ainsi, je me retrouve dans le nord de la France avec ce voyage derrière moi. Je tente tant bien que mal de dessiner des conclusions quant aux personnes que j'ai rencontrées mais cela se révèle très délicat, tant les profils rencontrés sont variés...

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Portraits de France en gris d'asphalte - épisode 9

Paris - Lille : Le dernier voyage

 

Porte de Clignancourt, 14h. Le soleil assomme Paris de ses rayons brûlants. Je porte un T-shirt et un pantacourt, mais mon sac à dos me donne l'impression que je suis vêtu d'un pull en laine. Comme toujours, les grands boulevards sont engorgés de voitures. La tôle reflète les assauts de l'astre diurne sans s'arrêter. On peut facilement imaginer les saunas ambulants qui vagabondent dans les rues de la Capitale...

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Portraits de France en gris d'asphalte - épisode 8

Nantes - Paris : Avec les Français de la diversité.

 

- Tu as rendez-vous à quelle heure ?

- Midi moins dix.

- Tu n'y seras pas à temps. Je t'emmène là-bas

- C'est vraiment gentil mais je peux me débrouiller.

- Nantes est en travaux. En t'emmenant à la gare, ça me permettra de repérer les rues qui sont accessibles et celles qui ne le sont pas. Même les chauffeurs de bus se trompent !

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