voyage

À marée basse

Il faudra replanter les pontons
où nos mains s'arrimaient à marée montante.

Rebâtir les digues et ériger de nouvelles dunes,
Elles seront nos parapets et nos montagnes,
Notre maison et notre ailleurs.

 

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Seuls sont vrais...

"Peut-être qu'ainsi j'apprendrai à ne plus poser de questions. Est-ce qu'on interroge la mer ? Est-ce qu'on demande des comptes à l'horizon ? Seuls sont vrais le vent qui nous chasse, la vague qui glisse, et quand vient la nuit, les étoiles immobiles qui nous guident."

Jean-Marie-Gustave Le Clézio,
Le chercheur d'or

Sur le pas de la porte

J’avais choisi

Un polo noir,

Un vieux jean délavé

Et des baskets grises.

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Quand les étoiles se transforment en or

Le problème avec les livres qui nous transforment, c'est qu'ils nous laissent coi pendant plusieurs mois à leur sujet. Vous ne savez trop qu'en dire ; vous êtes, d'un seul coup, incapable d'en parler. Vous venez de vivre une aventure avec un personnage. Vous avez vécu ses sensations, ses émotions. Vous vous êtes pris l'ensemble de ses peines en pleine figure. Vous avez souffert ensemble et à la dernière page, vous le laissez comme on dirait adieu à un compagnon de route, avec l'espoir, un jour, de le recroiser...

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Humble nomade

"À chacun son chemin et sa demeure. Ni conseil ni tutelle...

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Parler à soi-même

"Je suis seul et je me parle à moi-même, à haute voix. Je fais les questions et les réponses, comme ceci :

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Poser sa pierre

"Être homme, c'est précisément être responsable. C'est connaître la honte en face d'une misère qui ne semblait pas dépendre de soi. C'est être fier d'une victoire que les camarades ont remportée. C'est sentir, en posant sa pierre, que l'on contribue à bâtir le monde."

Antoine de Saint-Exupéry,
 Terre des hommes
 

Le pilote de bus

C'était une destination banale, un lieu où les gens vont et viennent, un piquet sur le bas-côté de la route, une parenthèse dans un cheminement aléatoire. Tant bien que mal, le pilote de bus tentait de se convaincre que l'aéroport était un endroit comme les autres. Il n'y était pas vraiment parvenu. En son for intérieur, il ne pouvait s'empêcher de se dire que cet amas de hangars si bien rangés avait tout de même quelque chose de particulier. À commencer par le fait qu'il n'avait jamais vu un seul avion décoller de ces édifices en tôle brune bien qu'on lui assura souvent le contraire. On lui racontait aussi toute sorte d'histoire autour de ce lieu : zone militaire secrète, lieu de rendez-vous du complot mondial, aire d'autoroute pour extraterrestres en partance vers Cassiopée... À force d'en entendre, le pilote de bus n'y prêtait plus attention. Il ne connaissait de cette infrastructure que le dépose-minute, facilement repérable avec ses petits liserés jaunes sur le bitume. Cela lui suffisait. Au fil des années, il avait fini par admettre que c'était là l'essentiel de son existence. Amener son autocar depuis les lisérés jaunes peints sur un coin de la place du centre-ville aux mêmes liserés ocres, peints quant-à eux devant la porte coulissante du hall de la salle d'enregistrement. Il n'y avait pas d'autre question à se poser.

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Sur le pont de la jetée

Ca m'a fait l'effet d'un album photo.

Porto,
Ô Porto !

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Après la moisson

Tu m’avais promis
Qu’on se retrouverait
Au sommet de la dune,

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Nos étranges contrées

Les ibis se posaient
Sur la cime des cyprès,
Et le Terral aussi chaud
Que le désert
Ecrasait l'atmosphère
Comme les nuages ensevelissent l'horizon.

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