Des larmes

Un texte de mon ami, Lukøje

J'ai pleuré une première fois, intérieurement, quand j'ai vu les gosses hier après-midi.
Jouer. Faire des bêtises. Rire.

La vie continue, pleine d'espoir. Ils s'en sont pris plein la gueule. Des images ce week-end, les discussions des parents, une minute de silence, les discussions à l'école. Et pourtant les voilà…
J'ai pleuré, sans le montrer, pour ne pas troubler cela : l'insouciance électrique des gamins.
Et je me suis dit que la vie restait normale.

Puis je suis rentré. Puis j'ai vu twitter. Et là.. là… j'ai perdu pied. Les larmes ont coulé, à flot. Car j'ai vu la bêtise, la folie, la démence. J'ai vu la merde sur les murs, le noir et les horreurs, les ronces dans le coeur, l'acide dans la tête ; qui ronge. La mort, le feu, le sang. Dans la bouche. La putain de lame sur la gorge. Le foutre du destin sur la fiente de l'élite et la chienlit qu'on nous fait bouffer.
Colère. Honte. Désespoir. Tristesse. Quatre cavaliers de mon apocalypse.
Pendant la félicité des gosses, l’aliénation des adultes. Pendant les rires, un discours nauséeux. Les premiers futiles face aux seconds, les seconds piétinant les premiers.

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société France Paris attentats du 13 novembre

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